La France, pays des étiquettes
Par Jerome HUNEAU le vendredi 29 juin 2007, 17:28 - Lien permanent
Bonjour à tous, Je profite de ce blog pour méditer sur le thème « La France, pays des étiquettes »
Entendre les artistes se plaindre de leur sort « Le cinéma n’aime pas les acteurs de théâtre » ; « le cinéma est inaccessible pour un comédien de série TV » ; « Un artiste de One-man-show n’est pas fait pour le cinéma »… La France serait le pays des étiquettes ? Mais quel spectateur moyen compatit aux petits soucis de carrière de nos artistes ?
J’ai découvert que l’ensemble du marché de l’emploi est caractérisé par cet « à priori » profondément ancré dans la culture française. Pour ma part, peut-être par déformation anglo-saxonne, j’ai toujours recruté, non pas un clone, mais une personnalité qui après une d’immersion métier pourrait m’apporter un oeil neuf et éviter l’homogénéité culturelle et l’écueil de la pensée unique.
Malheureusement, dans un pays où l’embauche est considérée comme un risque et non comme une opportunité et un acte de confiance en l’avenir de son entreprise il ne faut pas s’étonner d’être le mauvais élève de la croissance européenne.
Ne jetons pas la pierre aux employeurs, ils seraient beaucoup plus sereins et ouverts à intégrer des profils à potentiel si notre marché de l’emploi était plus souple. Je pense plus particulièrement aux PME qui ne peuvent se payer le luxe d’un échec aboutissant sur une séparation et inéluctablement sur le risque d’un dossier Prud’homal.
Mais lorsqu’un consultant en recrutement vous déclare que sous prétexte que : "vous avez été dirigeant, vous resterez patron et vous n’accepterez pas une relation hiérarchique avec un N+1 et N+2", on se sent marqué au fer rouge signe d'une maladie honteuse !
Pour ma part, à 39 ans de formation Supérieure de Commerce, spécialisation en Business International, une première expérience de 3 ans à l’étranger pour un grand constructeur automobile, un poste de chargé d’affaires, de Responsable Commercial puis de Direction d’une société informatique dans les High Tech, avec 3 langues étrangères à mon actif, une grande mobilité géographique (France et étranger)… mon profil n’intéresse que les sociétés étrangères.
On entend tellement parler de la fuite des énergies vers l’étranger et je constate avec regret que c’est une réalité inquiétante.
Mon projet professionnel : Revenir à ma passion et mon domaine de compétence initial ; m’investir dans un projet de Business development (Business Unit, centre de profit, filiale, agence, réseau commercial…) dans un contexte B to B de produits/solutions à valeur ajoutée. Si vous avez un challenge à l'international contactez-moi : huneau.jerome@neuf.fr
Commentaires
Bonjour et bienvenue sur notre plate-forme de blogs emploi. Bravo pour ce premier billet je compte sur vous pour faire la promotion du pragmatisme anglo-saxon ! Je suis d'accord avec vous sur "La France des étiquettes", cela se traduit également par une culture du risque entrepreneurial un peu limitée, contrairement à nos voisins anglais qui n'ont pas peur de se lancer et de faire confiance aux bonnes idées et aux bons potentiels.
Bonne continuation dans vos recherches et à très bientôt.
Bravo pour cette très soigneuse présentation...
Si j'étais recruteur...je demande tout de suite à voir...
Bon courage,
Bien à vous,
Christian
C'est que des étiquettes sont accollées aux personnes...... et que dire lorsque cela est fait en fonction d'un nom à consonnance étrangère, magrhébinne de surcroît!!! Je viens de terminer un module de perfectionnement bureautique et là en abordant le sujet les formateurs ont l'air étonnés de cela. Pour eux , tout de même je passe bien, je me suis même entendu dire que mon côté exotique pouvait plaire, que lorsque je parlais je m'exprimais correctement, c'est super.
Je suis née en france et j'y fait toutes mes études, BTS assist direction. Les seuls emplois que j'ai trouvé sont des emplois de secrétaire et même avec de l'expérience c'est difficile d'accrocher un rdv. J'ai même pensé à m'expatrier comme mes parents l'ont fait dans les années 50, pour trouver du travail. Cela me rassure de ne pas être une étiquette isolée.
Bon courage pour ta recherche et à bientôt.
Pour faire suite a ton commentaire sur mon blog, et a ton parfait billet, a tendance un peu pessimiste, meme si c'est la vraie verite, j'ai bien peur d'agreer a tes idees... Nous sommes consideres a notre age (sig) comme des seniors... et cela fait troisieme age... mais je suis certaine qu'avec tes capacites, et sans avoir lu ton cv, que tu auras trouve le job de tes reves... a bientot pour de bonnes nouvelles
(Ik heb vergeet mijn nederland)